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Fracture numérique

La France et la fracture numérique

La Fracture numérique peut induire une inégalité sociale ou scolaire (par exemple un élève de terminale doit avoir accès à un ordinateur pour s'inscrire au Bac, et il doit le faire dans un délai de quelques jours, de même pour ses voeux d'orientation). L'accès à la culture, au tourisme, à la santé, à l'emploi et aux administrations françaises passe de plus en plus par des services en ligne.

En France, être privé d'ordinateur et d'Internet implique de devoir perdre plus de temps et d'argent. Le fossé risque de s'élargir avec les inégalités d'accès au haut-débit, puis au très haut-débit, et aux outils nomades (téléphones portables, assistants personnels (PDA, Palm), tablettes PC, baladeurs MP3 et ordinateurs portables...), Une loi sur la Fracture numérique a été adoptée en 2009 pour tenter de minimiser le fossé numérique qui s'est creusé entre les connectés et les non-connectés.Enfin, en 2010, il se vendra dans le monde plus d’ordinateurs portables que de PC fixes , au profit des jeunes et de cadres surtout.

  • En 2009, 74% des foyers français avaient un ordinateur et 24% en avaient plusieurs.
  • En 2007, 54% des français (surtout chez les seniors, et les non-diplômés) se sentaient cependant incompétents en informatique ou pour utiliser un ordinateur ou installer ses logiciels, gérer l'antivirus, etc. Dans les ménages équipés d’un ordinateur à domicile, 39% s’estimaient peu ou pas du tout compétents. 53% avaient besoin d'aide pour installer un logiciel ; Seuls 10% des Français avaient acheté un ordinateur « nu » entre 2003 et 2007
  • Selon le CREDOC [7], 40% de la population (population paupérisée ou âgée) n'utilise jamais l'informatique ;
  • les ressources financières sont aussi une condition d'accès : C’est aussi le cas de 87% des non-diplômés et de 65% des personnes vivant dans des foyers modestes. En 2009, seuls 48% des foyers disposant de moins de 900€ par mois, ont un ordinateur, contre 84% de ceux disposant de 2300 et 3 100€/mois. Selon le CREDOC [8], en 2007, seuls 41% des possesseurs d'ordinateurs ont déjà acheté des logiciels complémentaires ; et parmi ceux-ci 72% des personnes l'ont fait pour leurs loisirs (jeux, photos, etc.) ; 40% l'ont fait pour mieux profiter d'Internet, 26% évoquent un lien avec leur activité professionnelle et 22%, un rapport avec leur formation. Dans chaque catégorie socioprofessionnels, en 2007, de 5 à 10 % environ des possesseurs d'ordinateurs n'étaient pas reliés à Internet.
  • L'âge est un puissant facteur de discrimination : en 2009, 94% des 12-17 ans et 89% des 18-24 ans avaient un micro-ordinateur, mais seuls 21% des 70 ans et plus en possédaient et ils l'utilisent souvent peu. Les plus de 60 ans sont les plus touchées Après 60 ans, 80 à 95% de la population ne se connectent jamais.
  • Le niveau culturel influe beaucoup : les personnes peu diplômées (83% des non-diplômés et 49% des titulaires d’un BEPC) n'ont pas d'accès direct à l'internet, alors que 91 % des cadres avaient un ordinateur et 81 % étaient connectés à Internet.
  • L'arrivée de la fibre optique et du très haut débit, tel qu'annoncé par les trois plus gros opérateurs de télécommunication français ne va pas réduire cette fracture, car les déploiements vont commencer là ou c'est le plus rentable, c'est-à-dire en zone dense, en général proche des centraux téléphoniques. Néanmoins, les collectivités locales sont très sensibles à cette fracture numérique. Certaines ont financé l'accès à l'ADSL en zone isolée, et sous la pression des collectivités locales, France Telecom a commencé à déployer une offre NRA-ZO[10] (NRA Zone d'ombre) qui permettrait, avec un partenariat public-privé, de désenclaver les zones banches complètement non éligibles à l'ADSL.
  • Par ailleurs l'architecture du réseau téléphonique historique français sur lequel s'appuie la grande majorité des accès haut-débit (via l'ADSL en général) est une source d'inégalité.
  • En effet ;
  • 2% des lignes téléphoniques (600000 foyers environ) sont inéligibles à l'ADSL (zones blanches) ;
  • 8% des lignes téléphoniques (2,4 millions foyers)ne permettent pas un accès à plus de 512Kbits/seconde. Ces foyers ont un accès très/trop lent à de nombreux sites ;
  • 27% des lignes (8 millions de foyers) ne permettent pas un accès à plus de 2Mbits/seconde. Ces foyers seront bientôt exclus des sites Internet qui sont de plus en plus gourmands en bande passante. Ces foyers sont très nombreux en zones rurales, mais sont également présents à Paris et en Ile de France (lignes de cuivre éloignées du central France Telecom).

Par ailleurs, la loi LME oblige France Telecom à dégrouper la sous-boucle locale, pour augmenter le débit en zones non desservies à moyen termes par la fibre optique.

En 2008, les solutions techniques Satellite et WiMAX ouvrent des perspectives nouvelles pour les zones d'habitation isolées.